Publié dans Economie

Performance douanière - Une bonne lancée enregistrée pour le premier mois d’exercice

Publié le lundi, 26 février 2024

Enthousiasmant. Mika Rabekoto, responsable de la branche import-export d’une société de BTP basée dans la ville de grand port, se rend avec sa grosse pile de dossiers au bureau de la douane sis à Toamasina, dans le but de liquider les quelques derniers containers que son employeur vient d’importer de Turquie. Comme lui, une assez longue file d’attente de transitaires attendent leur tour devant les agents de l’Etat. Des agents de la douane qui travaillent à un rythme plus ou moins effréné depuis le début de la journée. « Depuis les réformes appliquées sur le délai de dédouanement, le traitement des dossiers est devenu moins éreintant. Ainsi, la douane a affiché de nettes améliorations dans leur façon de travailler », se réjouit ce transitaire. 

Et pour cause, la douane entame positivement l'année en affichant des résultats significatifs au cours du premier mois d'exercice de 2024. Les recettes budgétaires collectées s'élèvent à 243,3 milliards d'ariary, ce qui démontre une performance notable. Concernant le commerce extérieur, la douane a enregistré des importations d'une valeur de 1.362,1 milliards d'ariary (soit 297,6 millions de dollars américains), incluant les opérations des entreprises franches et autres opérations non taxables. Par ailleurs, des exonérations de droits et taxes à l'importation d'un montant de 10,8 milliards d'ariary ont été accordées sur notes de Conseil au cours du premier mois de l’année 2024. Il est à noter que la douane a enregistré une recette totale de 3.403 milliards d'ariary. 

Efficacité 

Ces résultats notables suggèrent que si l'institution maintient cette dynamique, elle pourrait envisager d'atteindre des objectifs supérieurs à ceux de l'année précédente. A cet effet, la performance actuelle témoigne de l'efficacité des opérations douanières et de la contribution significative de la douane aux recettes publiques. L'atteinte de ces résultats a été rendue possible grâce à la mise en œuvre de procédures avancées dans les projets de modernisation et à une gestion plus rigoureuse des opérations douanières. Les importations enregistrées, comprenant les opérations des entreprises franches et autres opérations non taxables, reflètent l'activité économique du pays au cours de cette période. Les exonérations de droits et taxes à l'importation sur notes de Conseil témoignent également de la volonté de favoriser certaines activités économiques et de stimuler la croissance. Cependant, il est essentiel de maintenir un équilibre entre ces exonérations et la nécessité de garantir des recettes suffisantes pour le budget de l'Etat. 

Les résultats financiers du premier mois de cette année fournissent une base solide pour l'institution douanière afin de continuer à jouer un rôle clé dans le développement économique du pays. L'optimisation des processus, la surveillance attentive des importations et la gestion efficiente des exonérations contribuent à renforcer la position de la douane en tant qu'acteur majeur dans la collecte des recettes budgétaires. En somme, la douane malagasy affiche des performances notables pour le premier mois de l'année 2024, signalant un début d'exercice prometteur. Les chiffres recueillis témoignent de l'engagement de l'institution à contribuer de manière significative aux finances publiques et à soutenir le développement économique du pays.

 

Hary Rakoto

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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